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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 21:22

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Alors qu’il tente de récupérer d’une nuit de cauchemar, Gabriel Seste est réveillé par une communication d’une cliente qui lui donne rendez-vous.

Arrivé au domicile de Dahné Andrès, le détective privé découvre que celle-ci a été tuée et qu’un cadeau pour le moins morbide a été laissé à son nom dans l’appartement de la défunte : une tête coupée de psilien.

 

Dans ce mode en déclin, qu’est le Paris de 2087, certains hommes du fait de leurs irradiations se sont vu doter de pouvoir psy alors que d’autres moins chanceux ont muté au point de devenir de véritables monstres de foire.

Rejetés dans les étages inférieurs à l’air plus viciés, dirigés par les gangs, ou bien encore dans les banlieues ou à l’extérieur du dôme qui protège la ville dirigée par les corporations ;  ces parias, de plus en plus nombreux, survivent comme ils peuvent.

 

Familier de ces différents rouages, Gabriel va tenter d’élucider la mort de Dahné, en jouant de ses contacts. Une enquête qui, il ne tarde pas à s’en rendre compte va faire ressurgir des événements qu’il tentait d’enfouir, et le mettre en danger lui et son entourage !

 

Voilà un bon moment que je n’avais pas lu d’intrigue de ce genre,  et la lecture de  2087  ne m’a pas fait regretter d’y revenir après  une longue escapade dans des mondes apocalyptiques peuplés de zombies. Le scénario oscille entre science-fiction et polar ce qui n’est pas sans m’avoir rappelé quelques lectures de jeunesse : si la quatrième de couverture cite, à juste titre, Philip K.Dick, l’enquête policière m’a également rappelé celles d’Elijah Bailey (Les cavernes d’Acier ).  

Ici,  pas de robots doté d’intelligence, mais de nombreux drones instrument du pouvoir militaire en place auxquels viennent s’ajouter des citadins de plus en plus enclin à adopter des éléments cybernétiques  dont on leur fait la réclame tout du long des alti rues de la cité verticale au-dessus des brouillards radioactifs qu’est devenu Paris .

 

Si les personnages de l’histoire nous apparaissent de moins en moins humains de par leur allure, les émotions subsistent et transparaissent  au  travers les situations auxquelles ils doivent faire face.

 

L’univers mis en scène par David Bry dans ce roman, quoique bien plus sombre, est tout aussi cohérent que  celui de fondation, on appréhende d’autant cette dernière en découvrant le final bouleversant.

 

Si certains critiques pourraient reprocher à David Bry d’avoir compilé majorité d’éléments entraperçus dans d’autres productions SF (on pourrait aussi citer William Gibson), il serait injuste de ne pas lui reconnaitre d’avoir réussi la construction de son récit et d’être parvenu à nous surprendre quant au final.

 

Un savoir-faire sans doute acquis de son passé de « rôliste » (j’en suis un  piètre moi-même mais j’ai un jour créé un personnage  Shadowrun ), et qui trouve son prolongement  dans l’appendice qui clôt le livre édité chez Black-book édition l’année dernière.

 

On en viendrait presque à demander une suite, tant on voudrait voir darder un fin rayon de soleil dans cette dystopie ténébreuse et pour savoir ce que deviennent ces différents héros auxquels on a eu le temps de s’attacher.

 

Un roman et un auteur à découvrir !

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Published by ludovic - dans Chroniques
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